[commentaire édité de Makhno sur la note « La nouvelle Droite«
« Monavis » : une partie du « malentendu » vient de la dénomination : « gaullisse ». (j’m’énerve pas)
Parcequ’enfinmalgrétout !
Faudrait pas essayer de me la faire à l’embrouille, hein ?
Le « gaullisme », j’ai connu (et pas qu’un peu mon cousin).
Dix ans (qu’avec quelques autres), je me suis farci le « Grand Charles » aux manettes. Vous l’avouerai je ?
La France d’alors ne ressemblait pas (du tout), au paradis sur terre que certains tentent de nous vendre aujourd’hui.
Jusqu’aux « communisses » qui y vont mat’nant de leur petit couplet « admiratif de chez fan » et quand je parle de « comunisses », je cause pas seulement de la gentille Marie-George (brave femme), nan ! Nan !
Je vous cause des purs et durs du PRCF, « la crème du marxise-léninimse » qu’on a et qui ne manque jamais (parfois pas à tort) de rappeler quelques hauts faits soviétiques, je vous épargne.
Les prédécesseurs de ces camarades, eux, du temps de mon enfance, faisaient de Charlot quasi une réincarnation du Duce.
« Avec le temps va ! »
Tout compte fait je crois bien que « not’ bon général » ne méritait pas (du tout) cet « excès d’honneur » (faut avouer), pas plus qu’il ne mérite aujourd’hui la béatification républicaine que presque tous, à drouète comme ailleurs, semblent bien décidés à lui octroyer pour l’ensemble de son oeuvre.
C’était un homme de droite, de la droite admise par (presque tous) comme respectable et qui a toujours mené une politique de droite, point barre.
Ah ! Oui ! Mais ! Vont sans doute m’objecter quelques uns : « le fameux programme du CNR alors ??? »
N’effet ! Le programme du CNR.
Né d’un « rapport de force » qui n’était pas sans rapports (justement), avec l’existence d’un PCF triomphant au sortir de la guerre et d’un « Pacte Varsovien » qui ne l’était pas moins (et je pèse), il ne devait pas grand chose au penchant « socialisant » du Général (s’il a jamais existé).
Allez, je ne vais pas jouer au petit Vychinsky de l’Histoire nationale, en accablant outre mesure l’idole, organisateur d’une certaine résistance, du non alignement et de la décolonisation (quand celle ci était devenue à l’évidence, inéluctable).
La Résistance, le non alignement, la décolonisation, autant de sujets qui lui ont d’ailleurs valu de la part des ex collabos (jamais jugés) et des fanatiques de l’Algérie Françoise (rapidement amnistiés), une certaine inimitié dirons nous qui est allée jusqu’à quelques tentatives (heureusement ratées) pour lui faire la peau (rien de moins).
Mais le général était catholique (j’ai mes sources) et ses héritiers tout pareil, alors, en bons catholiques ils ont tout oublié (« pardonné » qu’y disent) et tendent à présent l’autre joue à la « nouvelle droite » éternelle qui n’est rien moins que la continuation (sous une autre forme), de la droite pétainiste et putschiste d’Alger.
Alors.
Le monde étant ce qu’il est et le catholicisme ce que nous savons devenu, il importe que le moins de monde possible (en particulier parmi les djeun’s) ne s’aperçoive du coup de bonneteau.
« Suivez bien des yeux la carte pétainisse mesdames z’et messieurs, vous la voyez ? Elle était ici, elle est là et pi hop ! »
De Gaulle est devenu au fil des ans « le petit père social de la Nation » et la droite réputée infréquentable, comme par hasard, se dédiabolise à vue d’oeil et de plus en plus, au point qu’elle en est devenue « nouvelle ».
« Vive la nouvelle ! »
Pour finir et selon moi (mais je partage)
La « droite » englobe tous ceux qui croient qu’on peut (pour quelque raison que ce soit), vivre et s’enrichir du travail des autres. La « gauche », tous ceux qui pensent le contraire (et uniquement ceux là).
C’est pas « nouveau », comme aurait pu dire le « président sortant » : « ça fait deux mille ans que ça dure ! »
Cordialement.
Style savoureux, comme toujours.
Mais pour quoi dire, en somme ? Message confus, et j’ai bien peur que ce soit Makhno qui « nous la fasse à l’embrouille ». Parle-t-il du général de Gaulle ou de ses héritiers. Ce sont deux choses que de juger l’action de l’un et la revendication de filiation des autres. Bref, un fourre-tout sympathique, pour aboutir à cette perle, qui nous remet en mémoire le glorieux passage de l’ombre à la lumière de l’an de grâce 81 : « La droite englobe tous ceux qui croient qu’on peut vivre et s’enrichir du travail des autres. La gauche , tous ceux qui pensent le contraire. »
Je persiste à penser (mais je suis un peu catho, moi aussi) que notre ami vaut mieux que ces confusions et ces simplismes.
Makhno est Makhno comme aurait dit « le Général » ! Et son style est inimitable !
@Makhno
amendonné, faut admettre que les deux blocs, n’y sont plus. Pour que nous puissions avoir la vision identique des systèmes avec Makhno comme Benjamin, voyons les définitions !!!
Le Communisme
Indéniablement, c’est un mode d’organisation sociale basée sur l’abolition de la propriété privée des moyens de production et d’échange au profit de la propriété collective. La transition entre le système capitaliste et la société communiste, sans classe et sans Etat, nécessite une phase transitoire de dictature du prolétariat.
Cependant, le communisme s’est rapidement transformé en dictature du parti communiste et s’est accompagné de la disparition des libertés individuelles. De ce fait, le communisme est devenu une idéologie très controversée. La question est, en particulier, de savoir si les « pages noires du communisme » sont la conséquence de ses principes fondamentaux (le communisme intrinsèquement totalitaire et négateur de l’individu) ou si elles résultent de régimes politiques qui n’avaient de communistes que le nom. N’ayant jamais été réellement mise en place, la société communiste telle que Marx l’avait imaginée reste alors un concept théorique.
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Le capitalisme
C’est le régime économique et juridique d’une société dans laquelle les moyens de production n’appartiennent pas à ceux qui les mettent en œuvre.
Le capitalisme est fondé sur : •l’entreprise privée (il peut exister un capitalisme d’Etat) ;
•la liberté des échanges ;
•le pouvoir des actionnaires ;
•la recherche de profit considéré comme une contrepartie au risque encouru ;
•l’accumulation du capital.
Dans la pratique chacune de ces caractéristiques peut être plus ou moins accentuée, donnant à la notion de capitalisme une grande diversité des formes.
Le capitalisme moderne, qui se caractérise par un partage du capital de l’entreprise entre plusieurs, voire une multitude, de propriétaires, les actionnaires, recherche davantage de sécurité et une certaine puissance visant à influencer les décisions politiques. Le profit réalisé par l’entreprise a tendance à se répartir davantage entre l’Etat et l’entreprise elle-même (autofinancement qui accroît néanmoins sa valeur) au détriment de la distribution de plus-values immédiates (les dividendes) aux actionnaires.
Pour le marxisme, le capitalisme est un système politique, économique et social dont le principe fondamental est la recherche systématique de plus-values obtenues grâce à l’exploitation des travailleurs par les propriétaires des moyens de production et de distribution. Leur but est de transformer la plus grande partie possible de ces plus-values en capital supplémentaire qui engendrera à son tour davantage de plus-values. Le mot « capitalisme » a acquis avec la critique marxiste une connotation péjorative ; aussi, ses défenseurs parlent plutôt de « libre entreprise » ou de « libéralisme ».
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Le socialisme est une doctrine politique et économique qui vise, à l’inverse du modèle libéral, à réformer le système de propriété privée des moyens de production et d’échange et à l’appropriation de ceux-ci par la collectivité.
Les valeurs fondamentales du socialisme sont : l’absence de classes (au moins à ses origines), l’égalité des chances, la justice sociale, la répartition équitable des ressources, la solidarité, la lutte contre l’individualisme, l’intérêt général partagé et prévalant sur les intérêts particuliers…
Dans la théorie politique marxiste, le socialisme est la période de transition entre l’abolition du capitalisme et l’avènement du communisme avec la disparition de l’Etat. Pendant cette période, la « dictature du prolétariat » s’exerce par l’intermédiaire de l’Etat sur l’ensemble de la société.
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Amendonné, voilà les bases de la discussion dans lesquelles, on peut deviner l’évolution du Gaullisme, mais surtout, surtout les valeurs idéologiques du sieur Mélenchon auxquelles Benjamin avec grand dommage a mordu à l’hameçon, au risque de retourner à la pêche électorale………….
Je propose à chacun, modestement, librement, de se placer bulletin en main devant l’isoloir aux prochaines !!!
Mon cher Makhno moi zaussi je me souviens bien du grand Charles ( purée je crois que je vais directement dans le style vous-pouvez-pas-nous-comprendre-si-vous-ny-étiez-pas-mais-moi-j’y-étais )
) .
Mon père né en 1913 me disait de lui : il a sauvé la France, » on lui doit tout » … , et m’intimait silence lorsque De Gaulle s’éxprimait à la radio puis plus tard à la télévision , je me suis tu ( longtemps mais à 18 ans je me suis éveillé
C’est vrai que je retiendrai quelques leçons de ses conférences de presse , il avait un talent oratoire » hors norme » une classe certaine , une culture … et une rigueur !
Par contre sa politique éssentiellement conservatrice ( doux euphémisme ) lui pétera au visage en 68 !
On ne peut pas continuellemnt rouler des mécaniques à l’étranger et en même temps ignorer les réformes nécéssaires pour la France.
Ceci étant je crois que la vision d’une droite qui ne partagerait « rien » tout en « vivant ‘ » sur le dos des travailleurs » est un véritable raccourci et ce n’est pas la stricte vérité .
Et la gauche qui penserait le contraire ? ouf ! quelle imprudence …ce n’est pas vrai non plus.
De Gaulle restera pour moi l’homme qui dira « vive le Québec libre » et rien que pour ce moment là chapeau !!
Citation de Charles de Gaulle:
« La grandeur a besoin de mystère; On admire mal ce qu’on connaît bien. »
La question pourrait donc être : Makhno connait-il » bien » le gaullisme ; Et chacun de nous a t-il LA connaissance ?
A chacun sa réponse, mais l’essentiel n’est-il pas que l’éclairage de l’homme sincère apporte à tous davantage de lumière ?
Cordialement
Hors sujet : pourquoi Guy revient-il sur ce blog mais jamais « chez moi », lui dont les appréciations m’importaient ?
Mon cher Arion je n’ai peu d’éxcuses …. je suis juste » passé trés trés prés » il y a trois semaines de la lame de la faucheuse et je reviens doucement … doucement ..fatigué mais en vie.
Je n’oublie rien croyez moi de la vie de ce blog et il est hors de quéstion pour moi de perdre de vue aucune facette !
Promis
Makhno a un art certain de la transition. Son paragraphe d’avant « Vive la nouvelle », c’est quelque chose.
Je connais probablement assez mal de Gaulle. J’en garde de forts souvenirs d’enfance télévisuels et n’ai pas vraiment creusé depuis. Il restera pour moi le roi des conférences de presse, un peu descendu de son trône par mon père qui, avec et sans malice l’imitait avec un tire-bouchon les bras en V : « je vous ai compris ». Ma mère souriait un peu et se fâchait très rapidement.
« La « droite » englobe tous ceux qui croient qu’on peut (pour quelque raison que ce soit), vivre et s’enrichir du travail des autres. La « gauche », tous ceux qui pensent le contraire (et uniquement ceux là). » : t’as un pourcentage plus élevé de religieux qui devraient être à gauche alors !
Quid des religieux qui se foutent sur la gueule depuis que le temps est temps !!! Là aussi résolument, aveuglément autant que la majorité des électeurs votent ! Sans avoir compris que le temps tourne, les jeunes vieillissent, les vieux calanchent et la politique évolue ! Alors de Gaulle, du temps où il prétendait avoir raison, raison de s’être adapté aux exigences de son peuple, se trouve royalement trahi par ceux qui se disent gaulliste et qui girouette au pied levé ! C’est ainsi qu’entre De Villepin et Baroin, le fossé dégaulle de tout bord !
« Message confus, et j’ai bien peur que ce soit Makhno qui « nous la fasse à l’embrouille »
Pour ce qui est du « message », nous sommes assez d’accord, je rappelle (comme signalé d’ailleurs en préambule), qu’à l’origine il ne s’agissait que d’un commentaire (comme d’habitude fort long), transformé ensuite en « note » par le chef (probablement en manque de « copies »).
Essayons de nous montrer moins « confus ».
Grand UN, petit tas :
J’éprouve pour l’homme (« le grand con » comme disait affectueusement ma grand mère, en parlant de lui), une indéniable admiration.
Grand DEUX, petit trois :
Je n’ai pas oublié nan pu (et n’oublierai jamais), la grande grève des mineurs (38 jours de fin 62 à début 63) et l’ordre de réquisition qui s’ensuivit, à l’encontre de travailleurs qui avaient relevé la France et à qui on envoyait maintenant les gardes mobiles (pour les remercier), tandis que les profiteurs de guerre amnistiés (et ils furent nombreux) continuaient de prospérer sans vergogne.
Quand je vois aujourd’hui, certains prétendus « héritiers communistes », se vautrer dans l’admiration béate du gaullisme en « faisant du passé table rase », ça me gonfle.
C’est tout ce que j’ai voulu dire.
De Gaulle fut un grand homme de droite (je concède), moi je suis un petit homme de gauche (pas encore tout à fait amnésique).
@pragmatique
Le socialisme c’est surtout l’étape avant le communisme.
Du « à chacun selon ses moyens (ses mérites) », au « à chacun selon ses besoins ».
Mais vous l’avez « tertous » tellement trahi le « socialisme », tellement mis à toutes les sauces de la « social démocratie » (j’me comprends), que vous avez fini par oublier que, comme disait Jaurès : « C’est en allant à la mer que le fleuve reste fidèle à sa source » (et que mat’nant vous venez nous donner des leçons de marxisme).
N’effet ! C’est très amusant.
@judem
« La « droite » englobe tous ceux qui croient qu’on peut (pour quelque raison que ce soit), vivre et s’enrichir du travail des autres.
Le mot important c’est : « qui croient », les capitalistes eux, ils ne croient pas, ils savent.
Cordialement.
.
Je pense en effet comme vous que toute « admiration béate » est une faute, pour la vérité et l’intelligence. Donc, pouvoir admirer le PCF sans méconnaître ses opportunismes parfois et complicités avec les pires dictatures ; de Gaulle en se disant que, si l’on avait été Français d’Algérie on aurait peut-être rêvé de l’assassiner.
Quant à votre idée qu’on ne trouve à droite que des gens pour juger normal de s’enrichir sur le travail d’autrui, permettez-moi de vous dire, selon le mot de mon papa, qu’elle est « aussi sotte que grenue ».
@Makhno,
Moi aussi, j’ai bien connu.
De l’intérieur (au violon) à l’extérieur (de la Bastoche à la Répu, et réciproquement comme disait Pierre Dac).
Makhno, tu dé-synchronise comme la Marie-Georges et l’héritier Laurent, mais dans l’autre sens.
De Gaulle est mort, vive De Gaulle !
J’ai la nostalgie de ma jeunesse et l’image de De Gaulle (même en képi et bâton blanc, même en garde mobile) en fait partie.
Point barre.
Tu dis tout çà avec élégance, mais mon colon moi,je préfère Georges (Marie-Georges pas du tout, Marchais un peu, et Brassens beaucoup) :
Je te propose une zique, cher camarade militant de base :
Il est toujours joli
Le temps passé
Une fois qu’ils ont cassé
Leur pipe
On pardonne à tous
Ceux qui nous ont offensés
Les morts sont tous
Des braves types…
@Christian
Parce que vous en connaissez vous, des gens qui se disent de « droite » et qui « ne trouvent pas normal d’exploiter la force de travail des autres » ?
Je sens que je vais apprendre des choses.
Pourquoi pas ?
Cordialement.
Tout dépend ce que tu entends par « exploiter » Quand je fais venir un maçon et que le paye pour effectuer un travail que je ne sais pas faire, j’ l’exploite ? Faudrait pas faire trop court, les slogans sont très réducteurs et « exploitent » LOL !
Le slogan « exploiteur » ça existe aussi ! NON ?
Au Chat…
Il y a une nuance entre payer un maçon qui va faire lui même le job (tu ne lui donne spas du travail, tu échanges son travail contre du numéraire) et payer un gonze qui encaisse (on ne va pas pinailler sur les chiffres, c’est pour les besoins de la démonstration) 40 euros de l’heure, d’où il ressort 5 pour sa pomme une fois qu’il a payé les frais, la secrétaire, le matos, etc. Parce que s’il a 300 maçons, il vit du travail des autres.
OK, il ‘rend un service’ en mettant en relation le travailleur et le donneur d’ordre. Service qui pourrait tout aussi bien être rendu dans le cadre dune SCOP (société coopérative ouvrière de production): les travailleurs décideraient de ce qu’ils font des bénéfices (je sais: des SCOP sont aussi complètement pourries: il n’y a pas pire qu’un ancien prolo qui devient patron, pour exploiter les prolos)
‘ ‘Quant à votre idée qu’on ne trouve à droite que des gens pour juger normal de s’enrichir sur le travail d’autrui, permettez-moi de vous dire, selon le mot de mon papa, qu’elle est « aussi sotte que grenue ».’ ‘
Cela mériterait de développer, mais je pense comme makhno à cet égard… en précisant que pour moi être ‘de droite’ n’est nullement infamant, et que je pense qu’il y a de fichus salopards à gauche. Mais l’idée que le capital peut faire des petits et permettre de vivre est typiquement une idée de droite et certes d’aucuns imprégnés de catholicisme social tempèrent par la ‘générosité individuelle’ qui se rapproche de la charité. Ce ne sont pas les pires, loin de là. Au contraire. Mais cela ne les classe pas à gauche.
Cela dit il y a une différence entre la société dont on rêve et qui est bâtie sur des concepts. Celle où les entreprises appartiendraient à ceux qui les font tourner. En attendant qu’on tendent à la perfection rien n’empêche de se battre (parce que rien ne fut jamais concédé par le capital et la droite: tout fut arraché, sans aucune exception) pour améliorer l’existant.
Benjamin, si vous convenez qu’ « il y a de fichus salopards à gauche » , vous ne pouvez donc pas dire que vous pensez comme Makhno, dont le « ne… que » en bon français exclut toute exception, et c’est ce que je lui reproche gentiment. La vérité, certes plate, et démobilisatrice pour les luttes, est qu’il y a des exploiteurs à droite comme à gauche, en tout cas dans la gauche telle qu’elle est aussi parfois, et non l’a gauche introuvable des utopies.
Sauf que pour moi un exploiteur à gauche se dit de gauche, mais n’est pas de gauche.
Et si une vache se déclare pur sang, je ne miserai pas pour cela 10 euros placé ou gagnant dans la deuxième…
La définition du socialisme faite par pragmatique, pour contestable qu’elle puisse être pourrait m’agréer, ‘en gros’.
mais imaginer une seconde que le PS vise à atteindre ces objectifs… ça me laisse dubitatif. Un parti dont deux des membres ont pu ou peuvent diriger le FMI et l’OMC sans être exclus, qui serait socialiste? basta!
@Le Chat
Mais Nan ! Le Chat !
Rassurez vous (ou plutot cessez de « faire style »), je sais bien que vous m’avez parfaitement compris.
Ceci dit, j’attrape la balle au bond.
Si vous faites travailler, à droite ils disent si vous « donnez du travail » (manquerait plus qu’ils le vendent), à 200 maçons, non pas pour faire retaper votre magnifique manoir XVIIème (j’ai mes sources), mais pour construire un lotissement (tout ce qu’il y a de plus social et environnemental) et qu’au passage (j’allais dire « en douce »), vous en tirer un bénéfice, alors là, oui, vous exploitez les maçons.
Plus fort encore !
Personnellement je pense (mais ça n’est que « monavis »), que quelqu’un qui n’exploite que lui, un artiste, un « footeux » (j’en passe), celui là, quelle que soit l’énormité des sommes qu’il empoche (et encore devrait-il tomber sous le coup de l’ISF « à donf », celui là, n’est pas par définition un « exploiteur ». Je trouve d’ailleurs que l’on accorde trop d’importance au montant global et pas assez à la « manière de ».
J’espère vous avoir tout à fait rassuré.
Cordialement.
Je ne suis absolument pas inquiet Cher Makhno ! Seulement parfois c’est pas mauvais de faire préciser un peu les choses ! LOL!
Vous ne m’avez pas répondu sur le « slogan exploiteur » ? C’est aussi une forme possible d’exploitation, certes pas matérielle mais « spirituelle ». NON ?
Cette forme d’exploitation insidieuse me semble assez bien répartie.
Puisqu’on est aux précisions :
L’artisan ou l’auto-entrepreneur ou le petit commerçant qui fait tourner sa petite boutique seul ou avec son épouse, et qui vote souvent à droite, ça ne rentre pas dans le cadre exploiteur non ? Idem au niveau de certains petits paysans (j’ai bien dit certains).
Il y a aussi la catégorie de ceux qui, tout en pouvant être à de petites positions voire exploités, sont allergiques à tout ce qui est trop collectif ou bien trop normalisateur ou bien trop ordonné, parfois aussi opposés à la vraie gauche qu’à la vraie droite.
Il y a aussi ceux qui abhorrent autant l’exploitation que le laisser-aller mais qui pensent que l’essentiel est lié au chemin personnel, ça existe. Ce qui ne classe pas forcément simplement !
Il y a aussi ceux qui ont horreur qu’un seul camp domine, ça existe aussi.
Il y a ceux plus intéressés par des aspects culturels ou artistiques ou spirituels ou amoureux ou philosophiques ou scientifiques ou vivant par quelque passion : il y en a même qui ont déjà préféré mourir pour ça plutôt que de choisir même de manger à leur faim…
Ou encore ceux qui sont emplis de mélanges de diverses de toutes ces dimensions ou bien d’autres, n’empêchant d’ailleurs pas de faire des priorités sociales si nécessaires, et qui ne seront peut-être jamais à leur place où que ce soit. Ont-il pour cela moins de légitimité ?
Etc.
Perso, j’ai horreur de l’exploitation et j’accorde une haute importance à certains idéaux/priorités sociaux et humanistes, je suis relativement allergique au suivisme et à la normalité, je ne cautionne ni les excès de violence révolutionnaires ni les injustices des ordres établis, etc. Et j’ai tendance à penser que le progrès prioritaire vers plus de justice, d’avancée sociale, de progrès humaniste … doit essentiellement être là pour permettre à chacun d’assurer et de commencer dans de bonnes conditions le long et difficile cheminement de l’approfondissement humain et c’est ça qui m’intéresse chez les gens. Grosso modo, les aspects sociaux et cie sont la base indiscutable mais c’est juste le terreau qui permet à l’arbre de grandir, après quoi tout ne se vaut pas même si les vérités sont plurielles !
Aujourd’hui, il s’agit de lutter contre la croyance que la « main invisible » du marché est la seule voie possible, de lutter contre l’effondrement de toute possibilité d’enseignement et contre la facilité qui gangrène les média, d’essayer d’enrayer les haines populistes et les illusions trompeuses de la simplicité ou du naturel, de trier entre spéculation et travail, tout en étant conscient que la réduction totale des risques est improductive, de ne laisser les esprits ni s’enfermer dans les nationalismes ni se leurrer dans le relativisme ou même quelque universel auquel l’homme n’est pas adapté, d’essayer de réguler les intérêts, voire d’éduquer (ou gérer biologiquement, mais personne ne veut me suivre là-dessus) les hommes (ou femmes) de pouvoir. Demain, si cela dérive trop dans un autre sens, les priorités pourront être autres …
Cela dit, l’homme, naturellement, n’aime pas trop se prendre la tête et pense bien souvent avec son camp.
Si tous les exploités votaient à gauche, ça se saurait non?
J’ai pour ma part plusieurs explications au vote de droite: déjà chez beaucoup la peur de perdre le peu qu’on a même quand il n’y a rien à perdre.
Ensuite une propension à rêver au jour où peut être on sera ‘un vrai patron’
Une propagande déséquilibrée (le discours unique, même sur des médias ‘de gauche’)
D’autres considérations ‘sociétales’
Liste non exhaustive
» Gérer biologiquement » …
Vous me faites frissonner, Judem !
Croyez-vous l’homme assez raisonnable pour éviter les dérives que ça impliquerait ?
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Mais, si je comprends bien, vous auriez , en un premier temps, « planfié » les pensées, pour que nous acceptions majoritairement cette transformation ?
Et, que feriez-vous des rétifs ? et des « ratés » du système ?
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Non, je ne vous suis pas sur ce terrain là … (même si j’appécie parfois certaines de vos idées )
D’ailleurs, qui mettriez-vous aux commandes, sinon des « élites » à l’esprit ( trop) rationnel, donc indifférent aux aspirations diverses de l’homme ?
C’est oublier que notre monde est probablement né du Chaos, et que le changer trop, c’est sans doute le détruire
M’enfin … ce n’est que mon avis !
@INOSSAN: le sport professionnel ne fait-il pas partie de ces métiers avec suivi médical pour pouvoir faire face aux exigences exceptionnelles ? Cela dit, on peut aussi laisser faire la nature, l’homme finira, au bout d’un grand nombre de générations, par être mieux adapté aux sociétés modernes. En général, cela évolue d’ailleurs plus vite lorsque la poplation et la diversité génétique sont importantes.
Non, non, judem a raison à une condition: pratiquer l’eugénisme et la sélection par amniosynthèse et dépistage précoce, pour accélérer le processus.
Le plan définit les objectif et ensuite on produit le nb d’humains nécessaires pour l’atteindre. On généralise le clonage aussi!
Ah, mon benji qui partage mes idéaux post-humanistes … lol
PS : là, c’est un peu de l’humour, je précise quand même.
Un monde d’élites ! Ce que ça doit être chiant !
Oh, la la ! Vous croyez, Chat ? ^^
En tout cas, je partage
Je crois bien qu’eux-mêmes s’ennuieraient …..